Grand Chelem Marathon

Un défi unique pour une cause unique : Un marathon sur chaque continent au profit des enfants malades.

Le Marathon de Bois. Dans la jungle. Samedi 20 avril (1)

Nuit blanche sur le camp. Allongés sur les lattes de bois ronds, serrés sur nos matelas alvéolés, dans la chaleur et les bruits de la forêt, nous n’avons quasiment pas dormi. Les moustiques nous ont ravagés malgré les protections.

   

L’équipe se lève à 4h30 pour ranimer le feu et chauffer l’eau. Nous avons prévu du riz, des pates, des bananes et du thé pour la collation d’avant course. A 5h30, c’est toujours la nuit noire sur le camp. Pour la course, nous avons dans nos sacs à dos de l’eau et nos pastilles de sels et de minéraux. Des ravitaillements en eau et bananes sont positionnés à intervalle régulier sur le parcours. Chaque ravitaillement est tenu par deux équipiers de la Warsi, que nous remercions dès à présent pour leur disponibilité et leur enthousiasme à participer à cette aventure !

A 6h le jour se lève enfin et nous terminons nos préparatifs pour la course. Toute l’équipe nous entoure. Dominique et Christine sont fin prêts pour les images.

 

Le départ est donné à 6h30… « à la fraiche », le thermomètre indique déjà 28°C… !

Chaleur, moiteur, humidité, en quelques minutes, nous sommes trempés. Nous quittons le camp de base en direction de la maison Warsi, située 5 km plus loin. La pente nous cueille dès les premières centaines de mètres.  Nous savons que nous allons enchainer cotes, montées, descentes dans des zones de végétation plus ou moins dense.

 

Les feuillages et les fougères tombent jusqu’au sol et dissimulent les obstacles. Les racines et les lianes forment  de petits arcs périlleux dans lesquels nous nous prenons parfois les deux pieds. La chute guette…nous devons rester attentifs et regarder partout à la fois. Devant, en haut, en bas, sur les côtés et vérifier régulièrement que nous n’embarquons pas de sangsues dans les chaussures ou sur les chaussettes…

   

Notre progression dans la jungle n’est pas rapide. La difficulté du terrain ne facilite pas les longues foulées. Par ailleurs, nous suons énormément. C’est pourquoi nous nous imposons de boire à chaque kilomètre. Veiller à l’hydratation et compenser les pertes en sels minéraux est vital pour un effort que nous prévoyons de longue durée.

Après un premier passage en lisière de jungle, près de la maison Warsi, nous entamons la remontée vers le village Rimba, que nous atteignons en 2h26. Le GPS indique 14 kilomètres. Le premier tiers du marathon est franchi.

  

Le chef du village nous accueille, entourés de membres de sa communauté. Le village est constitué de quelques cases au milieu d’une petite clairière. Nous échangeons quelques mots avec les uns et les autres, partageons le ravitaillement à base d’eau et de bananes, avant de reprendre le fil du marathon.

  

Cette nouvelle portion est difficile. Le terrain est glissant et nous devons emprunter plusieurs ponts de bambous pour enjamber la rivière qui serpente dans la jungle.

Nous sommes totalement trempés d’humidité et de chaleur. Le thermomètre frôle maintenant les 35°C. En chaleur sèche, c’est déjà chaud, mais en atmosphère humide, c’est épuisant. Nous ne parvenons pas à hausser le rythme, le cœur s’emballe très vite et nous devons absolument éviter le coup de chaud….nous savons qu’une fois le corps monté en hypothermie, il faut du temps et des conditions autres pour redescendre en température et nous n’avons aucun moyen de nous rafraichir dans cette atmosphère saturée en humidité.

  

Nous révisons notre hypothèse de courir le marathon en 7 heures…nous sommes plutôt partis pour 8h à 8h30 de course. 

 

Le Marathon de Bois. Dans la jungle. Samedi 20 avril (2) >