Grand Chelem Marathon

Un défi unique pour une cause unique : Un marathon sur chaque continent au profit des enfants malades.

Marathon de l’Eau. Jura. Dimanche 17 février (1)

Il est 5 heures ce matin quand le réveil sonne. La nuit a été courte. Le départ de la course est prévu pour 7h00. Nous nous concentrons sur la préparation, le petit déjeuner à base de thé et de gâteau à assimilation rapide, l’échauffement et la vérification du contenu de nos sacs de course. Dehors, le ciel est clair, la nuit étoilée, la neige affleure au ras des fenêtres. Le thermomètre pointe sur -10°C.

Nous préparons des thermos de boisson chaude, en évitant le thé au profit de tisanes, moins diurétiques. Nous allons courir durant près de 7 heures et maintenir un bon niveau d’hydratation sera l’une de nos principales préoccupations. Tout ce qui peut jouer en ce sens nous sera favorable. Et partir avec le bon équipement fait partie du challenge.

 

Dans nos sacs, on retrouve les lampes frontales, gels, barres énergétiques, vêtements de rechange, yaktraks, guêtres, bonnet, gants, lunettes, GPS, système de géolocalisation et  bâtons télescopiques … Cécile, à la caméra filme les derniers préparatifs.

A 6h30, nous retrouvons la famille et les amis qui vont nous accompagner tout au long du marathon. Nous avons prévu 5 points de ravitaillement répartis sur les 42,195 km où nous pourrons également adapter notre équipement en fonction de l’état du terrain.

 

La nuit est noire, le sol gelé et les voitures blanches de givre. A 7h00, nous sommes prêts pour le départ. Frontales vissées sur la tête, équipement ajusté. yaktraks fixés sur les chaussures et équipement goretex de la tête aux pieds. Christine Janin et Pierre Boyer, notre kiné, nous gratifient d’un massage express d’échauffement, sous les encouragements joyeux de toute la bande !

 

La ligne de départ est tendue devant la mairie du village de Bourg de Sirod. Le départ est donné à 7h10. Le sol est encore très dur et nous allons en profiter. Christine et Pierre nous accompagnent sur les premières centaines de mètres. Jeff, le reporter images se positionne en amont !

C’est la première fois depuis le début du Grand Chelem que nous sommes accompagnés, entourés et que l’on peut partager l’aventure en direct.

Les deux premiers kilomètres sont fluides. Un premier passage sur la passerelle qui surplombe les Pertes de l’Ain, là où les gorges sont sombres et profondes. Notre premier contact aussi avec l’eau qui va nous guider tout au long du marathon.

 

Les sensations sont bonnes. Le sentier est praticable bien que fortement enneigé. Nous évoluons sur une croûte durcie par le gel. Un peu plus loin se dresse le barrage hydroélectrique. Le débit est un peu plus faible que ces derniers jours. Le torrent semble apaisé. Au terme d’une boucle bordée de cascades, nous revenons sur nos pas pour le second passage au dessus de la passerelle qui enjambe les gorges de l’Ain.

 

Les amis sont là pour nous encourager à l’amorce de la première difficulté du jour, une côte à 10% sur 2,5 kms, au cœur d’une forêt particulièrement enneigée. La mise en jambes est redoutable et la pente qui s’accentue par moment, rend la progression difficile jusqu’au plateau.

S’ensuit une longue trace dans la neige où nous nous aidons de bâtons pour garder l’équilibre, avant d’amorcer la descente sur la roche des Sarrazins. Nous distinguons le village de Syam, en contrebas. L’Ain et la Saine s’écoulent en scintillant dans le jour naissant.

Crédits photos : © DARIUS JF. / LE BIENPUBLIC

  Marathon de l’Eau. Jura. Dimanche 17 février (2) >