Grand Chelem Marathon

Un défi unique pour une cause unique : Un marathon sur chaque continent au profit des enfants malades.

Marathon de l’Eau. Jura. Dimanche 17 février (2)

Avant de les rejoindre, il nous faut encore traverser une forêt où les repères sont bien difficiles à trouver. Lors de la dernière reconnaissance, nous nous sommes perdus dans cette partie très enneigée, alors la vigilance est de mise pour ne pas rater la bifurcation du GR qui doit nous ramener sur Syam.  Un coup d’œil sur le chrono nous informe que nous courons depuis 1h15.

Le premier ravitaillement est en vue. La route est enneigée et s’avère impraticable pour nos amis, nous passons grâce à nos yaktraks, fidèles croisillons métalliques fixés sous nos chaussures qui nous permettent d’accrocher la glace…

 

Une boisson chaude, un gel, et nous repartons en direction de la cascade de la Billaude.


 

La brume plane sur les champs enneigés. Le ciel est déjà bleu. Silence du dimanche matin calme et paisible. Nous sommes seuls sur le chemin…

Frédérique est en forme au moment d’aborder la seconde ascension. Les amis nous attendent au sommet de la cote, à la bifurcation du sentier qui va plonger sur la spectaculaire cascade de la Billaude.

De la neige toujours et de la glace par endroit, les appuis sont glissants, fuyants. La descente sur les derniers escaliers métalliques se fait raide.  En bas, la cascade est impressionnante et superbe ! Christine nous rejoint pour un échange rapide de sensations sur ces deux premières heures de course.

 

Nous repartons sans perdre de temps car à l’ombre, les pieds presque dans l’eau, il fait vite froid ! 

 

La remontée est sans concession. Casse pattes, briseuse de rythme. A couper le souffle !

 

Nous rejoignons le pont de la Saine, 2 kilomètres plus bas, pour un ravitaillement complet.

Boisson chaude, gel, barre énergétique, pain d’épices, on fait le plein avant d’attaquer la plus redoutable de nos 3 ascensions. On sait qu’on ne retrouvera les amis, si tout va bien, que dans 1h30 environ et que nous serons en autonomie et sans liaison durant toute la traversée du massif montagneux.  

 

Les chutes de neige abondantes de la semaine laissent présager un parcours particulièrement difficile et la dernière reconnaissance d’hier sur les premières centaines de mètres n’est pas faite pour nous rassurer. Nous envisageons un instant de nous équiper de raquettes, avant de miser finalement sur nos fidèles yaktraks.

 

Nous repartons sous les encouragements chaleureux de toute l’équipe et munis d’une radio au cas où. L’eau ruisselle sous la glace, on distingue les pierres sous le chemin, nous sommes seuls et il faut faire la trace. A peine quelques traces de passage d’animaux, à ne pas suivre, sous peine de s’écarter de notre parcours.

 

La pente est rude et la neige haute. Impossible de courir dans ces conditions. Nous optons pour un pas allongé en cherchant à caler notre souffle. Le soleil fait son apparition, longs filaments lumineux coupés par les arbres… nous enchainons les raidillons jusqu’à l’étang des Perchettes. Entièrement gelé, paisible, encore à l’ombre …il est 9h30. Nous pensons à boire. Beaucoup. Rester bien hydratés pour éviter une défaillance, comme celle de Christophe lors  notre récente traversée du désert de sel d’Uyuni, en plein cagnard !

Ici, le tuyau du camelbag gèle régulièrement. Nous le protégeons pourtant en le rentrant à l’intérieur de nos anoraks…

Crédits photos : © DARIUS JF. / LE BIENPUBLIC

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