Grand Chelem Marathon

Un défi unique pour une cause unique : Un marathon sur chaque continent au profit des enfants malades.

Marathon des Big Five. Parc National d’Entabeni. Samedi 22 juin (2)

Au bas de cette descente vertigineuse, nous abordons maintenant le territoire des lions et des éléphants, en plein bush. Sur la piste de sable mou que nous empruntons, les appuis sont fuyants et l’équilibre difficile à trouver. La boucle que nous devons couvrir sur ce territoire fait huit kilomètres et sur cette zone plus dégagée, le soleil donne à plein. Nous franchissons le premier semi en 2h25, tout en redoutant l’ascension à venir : cinq kilomètres à suivre avec à nouveau du 45% de pente ascendante… de l’inédit pour nous sur un parcours de marathon !

  

Frédérique va mettre 45 minutes pour réaliser l’ascension, 50 minutes pour moi…l’essentiel se faisant à la marche, voire à la marche en reculant, dos à la pente pour soulager les muscles. Ce sont alors les ischio jambiers qui prennent le relais... pour nous propulser jusqu’au sommet. Frédérique, un peu plus alerte sur cette fin de montée, prend les devants. Je poursuis à mon rythme pour éviter de me mettre dans le rouge. Il reste 15 kilomètres à parcourir.

  

Nous retrouvons le plateau supérieur, écrasé de soleil, territoire des rhinocéros, des gnous et autruches, des phacochères et des zèbres. Les impalas « garde-manger » des lions et léopards, gambadent au pied du monolithe d’Entabeni, repère tangible sur le plateau supérieur pour l’ensemble des concurrents.

Nous empruntons à nouveau un long faux plat montant sur plusieurs kilomètres où la pierre se mélange au sable, et où la vigilance reste de mise. Hier, lors de la reconnaissance de ce passage, une horde de gnous lancés à toute allure, a traversé subitement le sentier, dans un grondement tonitruant. Inutile de se faire piétiner, nous observons les alentours avec attention.

 

Les rangers restent d’ailleurs positionnés aux intersections pour la sécurité de tous.

Les sensations sont meilleures sur cette fin de course. Frédérique est devant et remonte un à un les concurrents qui la précèdent. Les kilomètres défilent à rebours.  7, 6, 5, 4…

Un dernier passage dans l’eau, franchissement de rivière avant l’ultime montée, un raidillon tout en terre rouge, puis c’est la descente finale vers le site de Lakeside, où se trouve l’arrivée. Derniers kilomètres, derniers mètres de ce marathon, mais aussi de ce Grand Chelem que nous terminons ici en Afrique du Sud. En symbiose totale avec la nature, les éléments et les enfants d’Everest, à qui nous pensons très fort au moment de franchir la ligne d’arrivée.

 

Ensemble, bras levés, tous sourires, heureux de terminer cette aventure unique, qui nous aura conduits sur les 5 continents, en moins d’un an.

 

Les images défilent dans la tête et devant les yeux, condensé d’émotions, de territoires improbables et de conditions extrêmes, le feu des volcans au Vanuatu, l’altitude du désert de sel en Bolivie, le froid, la neige et la glace du Jura, la chaleur humide de la forêt tropicale en Indonésie et pour finir, ce marathon des Big Five, dans la magnifique réserve naturelle d’Entabeni où les animaux les plus sauvages vivent en toute liberté... pour cette fois encore, ils nous auront laissé passer...

 

Le temps officiel de Frédérique est de 5h20 sur ce marathon, 5h38 pour moi…et comme nous l’avions supposé, ce marathon au milieu des animaux sauvages, aura été le plus rapide de tous !

 

Au moment de mettre un point final à cette aventure du Grand Chelem Marathon Nature, inédit dans l’histoire du marathon, nous voulons sincèrement remercier tous les partenaires qui nous ont aidés dans la préparation et la réalisation de ce Grand Chelem. Institutionnels, entreprises, équipementiers et laboratoires pour le suivi médical tout au long de cette aventure. Merci à toute notre équipe de soutien, Fabien, Pierre, James, et à Alex, notre webmaster favori !


Merci à nos guides aux quatre coins du monde, Michel, Dominique, Huzer, Given… tous, vous nous avez ouvert les yeux sur la nature et les éléments qui nous entourent. Vous avez favorisé bien des rencontres qui resteront inoubliables !                                        

Un immense merci à Christine Janin, qui nous a accompagnés de ses conseils, de son expérience et de son amitié sur trois des cinq marathons du Grand Chelem. Nous sommes vraiment heureux d’avoir couru sous les couleurs de l’association et au bénéfice des enfants d’A Chacun Son Everest !

Merci à vous, les amis, lecteurs et donateurs, qui nous avez encouragés et soutenu par vos messages, vos attentions et votre présence sur le terrain.

 

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