Grand Chelem Marathon

Un défi unique pour une cause unique : Un marathon sur chaque continent au profit des enfants malades.

LE MARATHON DES GLACES EN ANTARCTIQUE

LE MARATHON DES GLACES EN ANTARCTIQUE 

21 NOVEMBRE 2014. UNION GLACIER. 80°SUD.

Après le Grand Chelem Marathon sur les cinq continents, réalisé en 2013, nous repartons pour une nouvelle étape qui nous mene jusque sur le continent Antarctique !

Premier couple français à participer au Marathon des Glaces, ce marathon international, dont c’est la 10ème édition, se tiendra le 21 novembre, non loin du Mont Vinson (4892m), sur le site exceptionnel de Union Glacier, proche du Pôle Sud.

Défier la nature et se surpasser pour l’association Monsieur Nez Rouge. notre volonté et motivation sont de courir utile, au bénéfice des tout-petits, atteints de maladies rares, dites « orphelines ». Notre but en s’engageant sur ce nouveau marathon en conditions difficiles : recueillir des fonds pour que d’autres enfants puissent bénéficier d’équipements adaptés et de mieux-être au quotidien.

Après les volcans du Vanuatu, le désert de sel en Bolivie, la jungle indonésienne et la savane d’Afrique au milieu des fauves en totale liberté, nous nous sommes préparés à affronter l’un des endroits les plus inhospitaliers de la planète.

LE CONTINENT DE TOUS LES EXTREMES !

L’Antarctique : 90% de la glace du monde et 70% des réserves d’eau douce de la planète. C’est aussi le continent le plus élevé, avec une altitude moyenne de 2300m,  grand comme  trois fois l’Europe. Une immensité glacée où soufflent les vents catabatiques jusqu’à 300 km/h, réputés les plus violents sur terre… La température la plus basse jamais enregistrée sur terre était de -89°C à la station russe Vostok en Antarctique en 1983.  À cette température, l’acier se brise et l’eau explose en cristaux de glace…       

UNE PREPARATION EN CONGELATEUR

 

Une démarche originale: « Au-delà des séances de fond habituelles pour des marathoniens, nous avons choisi de consacrer du temps à la phase d’adaptation au froid, avec des entraînements  en chambres  frigorifiques  de congélation, synonymes de  températures négatives avoisinant les -35°C  !  Les congélateurs géants du groupe STEF recréaient les conditions polaires, ce qui nous permet de tester nos capacités de résistance, mais également de peaufiner nos choix en terme d’équipement (gants, bonnets, lunettes, collants, vestes…) pour un marathon prévu pour se courir entièrement sur glace et par -30°C. Il faut veiller à bien protéger les extrémités du corps et du visage, tout en conservant suffisamment d’espace pour assurer une bonne ventilation. Durant toutes ces séances en chambre froide, nous cherchons la combinaison idéale, celle qui permettra d’évacuer la transpiration, et faire en sorte qu’elle ne gèle pas ».

 

DES TESTS JUSQU’AU DEPART POUR L’ANTARCTIQUE


La météo reste la grande inconnue en Antarctique fin novembre, où le vent, le froid et l’altitude se conjuguent. C’est pourquoi, de la tête aux pieds, tout l’équipement aura été minutieusement testé, jusqu’aux chaussures prototypes développées par l’équipementier français SALOMON. Des tests menés en laboratoire de biomécanique et en  conditions de froid, avec un objectif : Disposer de chaussures prototypes adaptées aux conditions de course sur glace.

Une préparation où tout a été soigné, jusqu’aux questions de nutrition sportive adaptée à l’effort d’endurance en température négative. « Nous avons testé durant plusieurs semaines une nouvelle gamme de produits à base de miel, plantes et huiles essentielles développée par MELTONIC. Une boisson, des barres et gels énergétiques indispensables pour une dépense énergétique de l’ordre de 1200kcal à l’heure en environnement polaire ».

 

UN VOL AU DESSUS DES ICEBERGS ET DE L’INLANDSIS

Le 14 novembre, nous nous envolons pour Santiago puis Punta Arenas, à la pointe sud du Chili. Là où pointent les premières incertitudes. Patienter trois jours, que la tempête au-dessus de l’océan australe se calme et permette à l’Illyushin76 de rejoindre le continent Antarctique. Avec trois points météo par jour, matin, midi et soir et nous nous tenons prêts à partir dans les trente minutes qui suivront le go ».

 

Le 17 novembre, nous redécollons  avec cinquante-trois concurrents de seize nationalités différentes, à destination du camp polaire de Union Glacier. Un vol magique de 4h30 au-dessus des icebergs et de l’inlandsis avant de se poser sur le continent gelé.  « L’atterrissage est une interminable glissade sur la glace, il n’y a pas de piste… les montagnes et les glaciers défilent à grande vitesse à travers le hublot, on ne sait pas si on va finir en crabe ou en crash… ! »

 

 

L’ATTENTE AU PIED DES MONTAGNES ET DES GLACIERS

Il était dit que la météo serait un élément clé de cette aventure… le fabuleux décor va devoir se mériter. Plusieurs jours de patience seront nécessaires avant que le site ne découvre sa splendeur. Une immensité blanche et scintillante sous les feux du soleil de minuit, ceinturée de montagnes et glaciers aux crevasses béantes. Au milieu, un camp polaire perdu aux confins de l’Antarctique.

 

« Nous sommes restés bloqués au camp de base durant quatre jours. Il faisait -10°C à l’intérieur de notre tente. Le vent, le froid, les nuages bas et les jours blancs se succèdent jusqu’au moment où les météorologues et les responsables de la base américaine donnent enfin le go pour le marathon ! »

 

SOUS LE SOLEIL DE MINUIT

Vendredi 21 novembre. Le départ du 10e marathon des glaces est donné.  Il est ressenti par tous les participants comme une immense libération. Il est 14h, le soleil va briller jour et nuit, car il ne se couche pas en cette saison sous de telles latitudes. Le ciel est bleu, le froid vif. Le thermomètre affiche -25°C, avant que le vent ne se lève et fasse brutalement chuter la température.

 

Au programme, deux semi-marathons à enchaîner, comprenant chacun trois check-points ravitaillement. Indispensables pour s’alimenter, s’hydrater et se réchauffer d’une boisson chaude. « Il est impossible d’emporter avec nous boisson, gels ou barres énergétiques qui auraient gelé en quelques minutes ».  A près de 1200 calories à l’heure, dans ce milieu extrême, il faut veiller à tout pour se protéger et durer.  Nous veillons également à protéger nos yeux par des masques adaptés, ainsi que le visage avec de la crème indice 100 et de la Cold Cream pour se protéger de la réverbération intense et du froid.

 

« Un premier tronçon de sept kilomètres enchaîné sur une ligne droite de 8,5 km où l’horizon se perd sous la blancheur immaculée des glaciers, avant un retour de cinq kilomètres sur le camp, nous permettent de boucler le premier semi-marathon en 2h30.  Le second semi sera beaucoup plus difficile. Le vent se renforce et nous en faisons l’expérience glaçante. Nous rabattons capuches, cagoule, bonnet et vérifions que les gants sont bien ajustés.

La ligne de froid peut se transformer en ligne de gel aux conséquences rapidement douloureuses ».

 

ENTRE NEIGE ET GLACE

Malgré tout, Frédérique repart sur un rythme régulier et soutenu, tandis que Christophe est contraint de ralentir l’allure. Des crampes violentes se font sentir à l’approche du trentième kilomètre, combinaison de fatigue, de froid, de perte de sels minéraux et de vent qui ne laisse aucun répit sur cette longue ligne droite où il n’est de surcroît pas possible de se réhydrater. Passage délicat, compensé par la beauté des lieux. Les montagnes s’étirent à perte de vue, la glace et la neige sont immaculées, le bleu des glaciers se révèle au soleil qui remonte le temps… De son côté, Frédérique poursuit son chemin, particulièrement motivée par la cause défendue à travers ce marathon des glaces. « A chaque pas, je pensais aux gamins de l’association. Ils nous ont porté jusqu’à la ligne d’arrivée. ». Elle franchit un à un les passages difficiles où la neige, la glace, les devers et les appuis inégaux se succèdent pour rendre la course encore plus difficile ! 

 

VICTOIRE  FRANCAISE

Frédérique franchit la ligne d’arrivée en 5h16’ et remporte le marathon des glaces pour les femmes, assorti d’une belle 10ème place au classement général. Première participation française, victoire et grosse émotion quand retentit la Marseillaise au beau milieu de l’Antarctique ! Le belge Marc De Kayser remporte le marathon en 4h12’21.

 

 

 

Christophe boucle le marathon en 5h51’58, à la 13ème place  et devient le premier trailer français, marathonien sur les sept continents : Un Marathon sur chaque continent + Marathon du Pôle Nord + Marathon du Pôle Sud.

 

 

 COURIR POUR  … « MONSIEUR NEZ ROUGE » !

Cette association, créée en 2006 par Guy Dumont, se donne pour mission de sensibiliser le public pour faire connaître et reconnaître les pathologies rares que sont les maladies orphelines. Monsieur Nez Rouge récolte des fonds pour aider à trouver les remèdes et les moyens pour soigner et guérir les tout-petits atteints de  maladies rares, et pour leur apporter du bien-être au quotidien.  Notre marathon des glaces réalisé en Antarctique a permis à l’association de financer du matériel médical adapté à ces enfants .   

Renseignements : monsieurnezrouge.blogspot.com